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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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Girard cependant nétait point sorti de la rue dePoissy, il était allé chez un ouvrier marbrier qui habite,dans cette rue, îa maison n° 13, le sieur Nolland. Celui-ci a dit le connaître sans savoir son nom*, il se souvenait lavoir vu deux ans auparavant, lorsquil était allé po-ser des robinets de fontaine, rue CrouIIebarbe, dans uneUlaison quhabitait cet inconnu. Nolland a ajouté que ceta Hoien voisin étant venu le prier de recevoir une malle endépôt, il y avait consenti, et quil lavait meme aidé àtransporter la malle du bas de la rue de Poissy jusquàsa propre demeure. En sen allant, linconnu prétendudit à Nolland : Si la malle nest pas enlevée dici à uneheure, vous ne la remettrez que sur un ordre ded/. Morey.

Morey était un bourrelier-sellier, très-connu deNolland, qui demeurait rue Saint-Victor, n° 23. Le 28ni le 29 personne ne réclama la malle ; car ce ne peutêtre que par erreur que la femme Guépard place au 29des faits qui évidemment ne se sont passés que le 30.

Le jeudi 30 juillet, entre huit et neuf heures du matin,Un commissionnaire se présenta chez Nolland pourPrendre la malle; la dame Nolland, qui était seule chezelle, refusa de la livrer sans un ordre de Morey. Unedemi-heure après, Morey arriva chez Nolland au mo-ulent même oîi le commissionnaire venu la veille syprésentait de nouveau. Cette rencontre fut purementfortuite, selon Morey. Nolland lui dit: Voilà une malle9 u i ne doit être enlevée quavec votre permission. Aprèsu n moment dhésitation, Moi'ey répondit: Eh bien!d°arèez-da,Qt le commissionnaire, avec lequel il ne veut

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