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nous vous rendrons compte plus tard de la partie de pp U!
l’instruction qui se rapporte à lui, il n’est lie' au reste U s ,
à la cause que par la circonstance que nous venons pr 0 ]
d’indiquer. Lyc
Virginie ou Nina Lassave est une jeune fille de dix- Fie,
neuf ans, ne'e à Cette, departement de l’Hérault, de dan
Louis-Joseph Lassave, receveur aux déclarations des den
douanes, et de Laurence Petit, née à Balaruc, dans le L’ir
meme de'partement. EHe perdit son père de bonne enci
heure, et sa mère ne tarda pas à con tracter une nouvelle Las
union avec François A bot, négociant en rouenneries, ses
établi à Lyon. ]>
Le mari et ia femme furent traduits ensemble devant poula cour d’assises d u département du Rhône, et condamnés si v
pour crime de banqueroute frauduleuse. En consé- si vquence de cet arrêt, Laurence Petit subit cinq années dig]de réclusion dans la maison de détention d’Embrun. niai
Il paraît par une lettre de son frère, saisie avec les poueffets de Nina, que leur mère était sévèrement jugée par tém
ses propres enfants, et que la jeune fille ne trouvait point et c
en elle cette tendresse providentielle et éclairée des mères, l’aff
qui sait si bien faire naître et développer dans l’âme d’une socijeune fille le sentiment du devoir, l’instinct de la pudeur i’ouet le goût des vertus de son sexe. La santé de la fille Nina devi
fut longtemps languissante. Une maladie d’enfance l’a e’esprivée de trois doigts de la main droite, et probablement e t gde l’usage de l’œil qu’elle a perdu. Fieschi assure s’être f
attaché à elle à cause des soins qu’il fui avait pro- e cla
digués durant une dangereuse maladie, qui avait duré l Hè
neuf mois *. Elle n’avait que quatorze ans quand elle pîat
vint à Paris, en 1831, rejoindre sa mère, réputée de- ^*e,
puis plusieurs années la femme de Fieschi, qui avait em- e He
1 Interrogatoire de Fieschi, 17 août. *