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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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de la rigueur des lois quil ne le prétend, puisquil eutsoin de ne pas contrefaire la signature dun fonction-naire public, pour éviter lapplication des peines gravesdont le Gode punit le faux en écriture authentique ;et il paraît certain quétant en 1790, était, en 1815,âgé de vingt-cinq ans.

Larrêt fut exécuté, et Fieschi fut transféré dans lamaison de réclusion dEmbrun, pour y subir sa peine;son écrou sur les registres de cette prison est à la datedu 10 novembre 1816 1 . II sy fit remarquer par sonintelligence, et, au bout de deux ans , il capta la con-fiance des entrepreneurs du service, qui létablirentcontre-maître de latelier des draperies. A ce titre, ilétait admis à circuler librement dans toute la maison.Durant la dernière année quil y demeura, il devintchef de cuisine de linfirmerie 2 . II parlait souvent deson attachement à lEmpereur et se vantait sans cessedes services quil avait rendus à la cause impériale.Ceux qui avaient étudié son caractère, le représententcomme un homme opiniâtre, fier, orgueilleux, fort ac-cessible à la flatterie, entreprenant, intéressé, et peususceptible dun dévouement fanatique 3 . Pendant letemps qua duré sa détention, la conduite de Fieschia été bonne 4 ; il paraît navoir encouru dautres puni-tions que celles qui lui ont été plusieurs fois infligéesà cause des relations quil savaitentretenir, malgré lavigilance des gardiens, avec Laurence Petit } veuveLassave, femme Abot y alors détenue comme lui, etcondamnée à cinq ans de réclusion.

1 Lettre du directeur de la maison centrale dEmbrun, 19 septembre.

Interrogatoire de Fieschi, 17 août* Lettre du sous-préfet d'Embrun, 1 août.

Certificat du directeur de la maison centrale dEmbrun, 4 septembre 1826.