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de la rigueur des lois qu’il ne le prétend, puisqu’il eutsoin de ne pas contrefaire la signature d’un fonction-naire public, pour éviter l’application des peines gravesdont le Gode punit le faux en écriture authentique ;et il paraît certain qu’étant né en 1790, iï était, en 1815,âgé de vingt-cinq ans.
L’arrêt fut exécuté, et Fieschi fut transféré dans lamaison de réclusion d’Embrun, pour y subir sa peine;son écrou sur les registres de cette prison est à la datedu 10 novembre 1816 1 . II s’y fit remarquer par sonintelligence, et, au bout de deux ans , il capta la con-fiance des entrepreneurs du service, qui l’établirentcontre-maître de l’atelier des draperies. A ce titre, ilétait admis à circuler librement dans toute la maison.Durant la dernière année qu’il y demeura, il devintchef de cuisine de l’infirmerie 2 . II parlait souvent deson attachement à l’Empereur et se vantait sans cessedes services qu’il avait rendus à la cause impériale.Ceux qui avaient étudié son caractère, le représententcomme un homme opiniâtre, fier, orgueilleux, fort ac-cessible à la flatterie, entreprenant, intéressé, et peususceptible d’un dévouement fanatique 3 . Pendant letemps qu’a duré sa détention, la conduite de Fieschia été bonne 4 ; il paraît n’avoir encouru d’autres puni-tions que celles qui lui ont été plusieurs fois infligéesà cause des relations qu’il savait ‘entretenir, malgré lavigilance des gardiens, avec Laurence Petit } veuveLassave, femme Abot y alors détenue comme lui, etcondamnée à cinq ans de réclusion.
1 Lettre du directeur de la maison centrale d’Embrun, 19 septembre.
’ Interrogatoire de Fieschi, 17 août* Lettre du sous-préfet d'Embrun, 1 août.
‘ Certificat du directeur de la maison centrale d’Embrun, 4 septembre 1826.