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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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Fieschi fut mis en liberté après lexpiration de sapeine, ïe 2 septembre 1826 1 . U partit dEmbrun pourse rendre à Vienne et y travailler de son état. II fautcependant quil y soit demeuré bien peu de temps,puisquaprès avoir travaillé environ deux mois dansîa fabrique de ViHeneuvette, près de Lodève, ensortit le 29 novembre 1826.

Fieschi fut renvoyé de cette manufacture parce quonavait appris quil était récemment sorti de la maisoncentrale de détention dEmbrun. II se fit remarquer deses camarades par lostentation de^sa passion pour unefemme, quil disait se nommer Emilie, dont il mon-trait des lettres et le portrait quil ne quittait jamais.Il disait quelle était recluse pour lamour de lui, etquil navait jamais pu îa voir quà travers les grilles etles barreaux. Cétait évidemment une allusion à scsrelations avec Laurence Petit , quil dég uisait sous plu-sieurs noms, comme il sut plus tard se déguiser lui-même.

Ouvrier peu laborieux, il raisonnait très-pertinem-ment et dune manière supérieure à sa condition, écri-vait avec facilité, et se montrait chaud partisan deNapoléon, dont il parlait toujours avec enthousiasme,mais sans haine pour la maison de Bourbon. En par-tant de ViHeneuvette, il y laissa des dettes; il passa quel-ques jours à Clermont, près Lodève, et de il allatravailler à Lodève même 2 . Il paraît que, ïe 28 décembre1826, il était employé, comme fabricant de peignes, dansla manufacture de draps de MM. Vitalis et Pagure.aussi il parlait de ses amours. Une jeune personne, quil

1 Lettre du directeur de la maison centrale dEmbrun, 19 septembre.

Déposition de M. Maistre, 4 septembre; de Benecke, id. ; de Granier, id.; de laveuve Albands, id.; de F lavas, id. ; de M. Hercuie Maistre, 19 août.

Rappob

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