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politique. II nia avoir reçu de Rabouin aucun avis relatif à l’attentat du;
2 8 juillet.
Une perquisition faite à son domicile amena la saisie d’un certain nombred’écrits républicains , des Œuvres de Robespierre , par Laponncraye , et des'portraits de Camille Desmoulins , de Saint-Just et de Robespierre.. Bardoudéclara que ces écrits et ces portraits appartenaient au sieur Vielbanc, avocat,signataire de la plupart des, lettres saisies, chez Rabouin, et dont il a étéquestion plus haut.
Dans ces circonstances, Bardon et Rabouin , qu’aucun indice ne rattachait,à l’attentat du 28 juillet, ont été mis en liberté..
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Villiers DE l’Ile-Ada.m (Joseph-Gabriel), âge d’environ 40 ans, hommede lettres-, lié à Nogent-le-Rotrou,{département d’Eure-et-Loir ), sansdomicile fixe..
Le 8 octobre 1 835, un sieur Villiers de l’Ile-Adam se présenta devant lelieutenant de gendarmerie à la résidence de Mauriac, prétendant qu’un man-dat d’arrêt avait été décerné contre lui, sous le nom de Joseph Laporte,par la Commission chargée de l’instruction relative à l’attentat du 2 8 juillet,et qu’èn se constituant prisonnier, il voulait obéir à ce mandat.. Cet individu,assez mal vêtu, manifestait hautement une haine profonde contre le Roi; ildisait qu’il était en correspondance avec la femme Petit. On trouva sur lui unpasse-port délivré à Libourne le 29 septembre 1835, quelques livres, diversmanuscrits, et un projet de lettre écrite de Libourne, le 26 juillet 1.835 , à uneamie ; celui, qui avait écrit cette lettre parlait de 1 auteur de l’attentat du 28 juil-let comme d’un homme aux projets duquel il serait initié j. il l’appelait par sonvéritable nom ; il exprimait l’espoir que le crime qui devait ensanglanter lacapitale, pendant la revue du 28 , serait couronné, d’un plein succès. Dans unpost-scriptum sans date, on lisait : J’avais raison, on a clé maladroit; le tyran
a gagné son procès et les innocents vont lui faire un . pour payer sa
peur. Cette lettre ne partira pas.
Interrogé le jour même dfe son arrestation par le juge d'instruction près letribunal de Mauriac, le sieur Villiers de l’Ile- Adam déclara qu’il avait connula femme Petit à Embrun, oii il était lui-même détenu ;,que là il s’était liéavec elle et avec Fiéschi; qu’à l’époque des événements du .mois de juin 1 832il avait écrit à la femme Petit de conseiller à sesanvs politiques de combiner unassemblage de canons qui pût, dans les mains d’un seul homme, produirel’ellet d un feu de peloton; que, sous'Ie règne de Charles X, la femme Petitet. lui avaient décidé que la ma son d'Orléans ne monterait pas impunément.