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Attentat du 28 juilliet 1835 : rapport fait à la Cour / par M. le Comte Portalis
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sur le Irène; que cette prophétie se réaliserait tôt ou tard; que Ficschi navaitetc quun instrument; que, dailleurs, il nétait pas seul dans sa chambre au mo-ment de lexplosion; que ce nétait pas lui qui avait mis le feu à la machine, etquil ne manquait pas de gens armés qui devaient sélancer sur le Roi, de la maison logeait Ficschi, si lattentat avait réussi. Villiers de lIle-Adam ajoutaquil tenait ces détails de lun de ses amis, quil refusa de nominer.il refusaégalement de nommer la personne à laquelle était adressée la lettre dont lebrouillon avait été saisi sur lui, et quil a reconnue comme étant écrite tout aulong de sa main. Enfin, Villiers de tlle-Adam avoua quil avait dit à quivoulait lentendre, quil avait résolu de faire au Roi tout le mal quil pourrait.Un mandat de dépôt fut immédiatemnt décerné contre lui par le magistratqui lavait interrogé.

Cependant des renseignements avaient été recueillis de toutes parts sur lecompte de ce personnage, qui montrait un empressement si extraordinaire àse dénoncer lui-même ; il est résulté de ces renseignements que Villiers deIl Ile-Adam, de parents honorables dont il a causé le désespoir par son in-conduite, après avoir subi plusieurs condamnations pour des délits malheu-reusement trop avérés, sétait souvent accusé de crimes imaginaires; que cetteconduite était de sa part le résultat dune habitude et dun système,; quedès son jeune âge il avait montré un esprit dintrigue très - remarquable ;quen 1810, à peine âgé de 15 ans, il avait commencé le cours de ses ré-vélations, en dénonçant de prétendus complices de Georges Cadoudal; et,que toutes les fois quil avait épuisé ses modiques ressources, il ne manquaitpas dinventer une conjuration dont il se disait, suivant loccurrence, leconfident ou même le complice, dans lespoir, sans doute, dintéresser à sousort le pouvoir préservé dun grand danger par ses avertissements ollicieux.Des antécédents si peu honorables ne pouvaient inspirer de confiance, etil était probable que cette fois encore, Villiers de -Vile-dAdam avait ima-giné une fable et quil voulait imposer à la justice: en effet, aucun mandatnavait été décerné contre lui, ainsi quil lavait prétendu, par la Commissiondinstruction de la Cour des Pairs, et depuis son arrestation, aucun indice nela rattaché directement ou indirectement à lattentat du 28 juillet.

Dans ces circonstances, le procureur général du Roi a requis, et laCommission nommée par larrêt du 29 juillet a ordonné la mise en liberté-de Villiers de lIle-Adam.