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TOUTE INDUSTRIE PEUT ÊTRE LIRRE.
nuons les pouvoirs de l’industrie en nous attaquant dansnos personnes. Non-seulement, par des violences de celtesorte, nous pouvons nous réduire plus ou moins a l’impossi-bilité physique d’agir, mais nous nous en ôtons la facultémorale ; nous répandons l’alarme dans la société, nous dé-truisons cette sécurité sans laquelle il est impossible de selivrer avec zèle et avec fruit à aucun travail.
Il n’est pas plus nécessaire d’ajouter que nous détruisonsles pouvoirs de l’industrie en nous attaquant dans nos for-tunes. Pour pouvoir exercer l’industrie, en elfet, les biensque nous possédons ne nous sont pas moins nécessaires queles facultés à l’aide desquelles nous les faisons valoir, et lesattentats à la propriété nous ôtent le pouvoir physique d’agir,tout aussi bien que les entreprises contre les personnes. Ajou-tez que ces attentats, de même que les précédents, ne nousôtent pas seulement le pouvoir physique, mais encore le pou-voir moral de travailler : ils paralysent notre activité en mêmetemps qu’ils nous enlèvent nos ressources. Nul ne veut se don-ner une peine dont il n’est pas assuré de recueillir le fruit ;loin de songer a s’enrichir, a peine soigne-t-on ce qu’onpossède; on s’abandonne à l’oisiveté ; on tombe dans l’igno-rance et la misère, ou, si l’on tendait a sortir de cet état, onfait moins d’efforts pour s’en tirer.
Enfin, il est tout aussi inutile de dire que nous détruisonsla liberté de l’industrie en nous attaquant dans l’exercice denos facultés, en cherchant à mettre des limites a l’activitéles uns des autres, en voulant accaparer, chacun de notrecôté, quelque genre de fabrication, quelque branche de com-merce ou quelque autre mode d’activité. La conséquence né-cessaire de ces mutuelles usurpations, c’est que, de toutesparts, nous sommes plus circonscrits et plus gênés dans l’u-sage de nos forces, que nous en usons avec infiniment moins