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Tome second.
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DES INDUSTRIES EXTRACTIVES. 155

nus, ne conservant qu’un simple pantalon (*). Un écrivainanglais, William Howit, observe que « le charbonnier desmines de Newcastle, si étranger pendant toute la semaine auxrecherches de la toilette, aime, le dimanche venu, à revêtirle costume le plus gai, sinon le plus coquet. Son habit est tou-jours de couleur voyante; des fleurs bariolées appellent l’œilsur son gilet, auquel il donne mille coupes bizarres ; ses bassont bleus, écarlates, violets, ou de couleurs mélangées; leplus grand nombre portent leurs cheveux très longs, lesnouent en queue ou les laissent en papillotte les jours ou-vrables ; mais, en grande toilette, ils les répandent et les lais-sent flotter sur leurs épaules; il en est qui fixent deux ou troisrubans, à intervalles égaux, autour de leur chapeau de feutre,afin d’y pouvoir attacher des branches de primevère ou d’au-tres fleurs ( *).

Mais autant l’industrie minérale influe sur les habitudesprivées de ses agents, autant, je le répète, de certaines habi-tudes personnelles sont indispensables au libre exercice decette industrie. Quel besoin, par exemple, n’ont pas les mi-neurs de se faire une habitude du courage, eux qui ont àbraver tant d’impressions pénibles, tant d’aspects terrifiantset de périls réels! Que ne leur faut-il pas d’habitudes de con-stance, pour supporter, pendant de longues heures et dans lesplus fatigantes situations, les travaux souvent les plus rudes !Comment comprendre qu’ils pussent se passer d’habitudes depropreté, eux qui sont exposés dans les mines au contact detant de souillures? Quels besoins n’ont-ils pas de prudencepour échapper aux nombreux éléments de destruction dont ilssont environnés! Non-seulement c’est à la faveur de ces ha-

(') Coup d’œil sur les mines , p. 86.(') Rev. bril , 5 e série, t. VIII, p. 16.