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LIVRE Mil, C1I. II. DE LA LIBERTÉ
sible que ce que lui procurent d’aisance et de liberté d’actionla distribution intelligente des occupations, l’habile organi-sation des ateliers, leur situation favorable, et en généraltous les éléments de force dont se compose le fonds d’objetsmatériels.
Ce n’est pourtant pas qu’un grand appareil de puissancemécanique se puisse appliquer au travail fondamental quiconstitue l’industrie minérale, c’est-à-dire à l’action même dedétacher le minerai. Encore bien que cette opération ne s’ef-fectue qu’à l’aide d’outils assez nombreux, elle se fait à lamain, et n’est pas susceptible de s’opérer mécaniquement,d’une manière continue et comme en fabrique. Mais ce quiest susceptible de s’opérer ainsi, ce sont la plupart des autrestravaux dont se compose l’exploitation des mines, tels, parexemple, que l’épuisement des eaux, le transport des ma-tières extraites dans l'intérieur des mines et au jour, et il ya une différence énorme dans le degré de puissance et de li-berté d’action avec lesquelles s’exécutent ces travaux, suivantle degré de force et de perfection des mécanismes qu’on yapplique.
Combien, par exemple, ne semblent pas faibles et grossiè-rement choisis, considérés en eux-mêmes, ceux qu’em-ployaient les propriétaires des mines américaines à l’époqueoù les visita M. de Ilutmboldt, et combien l’illustre voyageurn’avait-il pas raison de les qualifier de barbares, surtout quandil les rapprochait des procédés en vigueur en Europe et de cequ’il avait vu dans les mines de Freyberg, du Hartz et deSchemnitz! M. de Humboldt faisait remarquer, par exemple,qu’on n’avait que des pompes mues à bras d’hommes pourépuiser les puissantes mines de Pasco, où une seule couche,celle de Yauricocha, avait donné, en vingt ans, 5,000 marcsd’argent, qu’on n’était pas obligé d’aller chercher à une pro-