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fondeur de plus de 50 mètres ('). Il ajoutait que dans les ri-ches mines de Biscaïna, appartenant au comte de Régla, onn’avait pas même des pompes a bras, et que les eaux étaientépuisées au moyen de sacs suspendus à des cordes. Le comtede Régla, dit-il, ne dépensait pas à ce grossier travail moinsde 750,000 fr. par an (* *). Enfin, il observait que dans lesmines américaines, en général, où la pauvreté du minerai setrouve unie à son extrême abondance, on n’usait d’aucunmécanisme pour retirer le minerai de la mine, et l’on trans-portait à dos d’homme tout le métal arraché au filon. Les In-diens employés à ce rude labeur, disait-il, restent chargéspendant six heures, sous une température de 22 à 25 degrés,d’un poids de 250 a 350 livres, et montent sept ou huit foisde suite, sans se reposer, des escaliers rapides de 1,800 gra-dins ( 5 ).
Or, rapprochons de ces faibles et grossiers moyens les mé-canismes ingénieux et puissants employés en Europe, en An-gleterre surtout, à faire les mêmes ouvrages, c’est-à-dire àépuiser les eaux des mines, à en retirer le minerai, et nousverrons ce que les machines peuvent ici pour la liberté dutravail. Le Mineralogical Magazine , il y a peu d’années, dansun article traduit par la Revue britannique , n’évaluait pas àmoins de 3,000 chevaux la force mécanique employée dansune seule exploitation, celle des mines consolidées de Cor-nouailles, à épuiser les eaux, à transporter, à extraire, àbroyer le minerai. Il y comptait jusqu’à 52 machines à vapeur,dont 8 avaient des cylindres de 65 à 90 pouces de diamètre,et parmi celles-ci il en était qui ne consommaient pas moinsde 180 boisseaux de charbon par 24 heures, qui frappaient
(') Essai pol ., t. TV, p. 159.
(*) t. IV, p. 15.
j J ) Ib. t. I, p. 562 et t. IV, p. 56.