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Tome second.
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DE L’iNDUSTUIE VOITURIÈRE.

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désirable d’avoir partout de bonnes voies, le simple bon sensindique qu’il faudrait proportionner partout la perfection deces instruments à la nature et à l’étendue des services qu’onleur demande. Or, c’est ce qui ne peut avoir lieu que d’unemanière très imparfaite, dans le système qui en remet l’exé-cution à la communauté : elle procède d’une manière tropuniforme; et, dans la forme comme dans le classement desvoies, elle ne tient pas suffisamment compte de la diversitédes situations.

Il n’en serait pas ainsi si ces travaux étaient laissés davan-tage aux efforts de l’industrie à qui ils doivent particuliè-rement servir, et si, comme les autres, cette industrie de-meurait chargée du soin de créer ses ateliers de travail, jeveux dire les ateliers où elle exécute sa fonction, où ellevoiture des fardeaux : les chemins, les canaux, les routes.

L’industrie voiturière, dans ses projets de classement, nese laisserait pas égarer par des vues systématiques, c’est-à-dire par desconsidérationsétrangèresauservicedes transports:elle serait naturellement portée à ne considérer que l’intérêtmême de ce service, et, par une impulsion presque instinc-tive, elle tendrait à n’ouvrir des voies nouvelles que sur lespoints où le besoin en serait clairement senti et où elles pro-mettraient d’être vraiment utiles.

U ne serait pas à craindre d’ailleurs qu’elle se laissât dé-tourner de cette sage direction par des prétentions ou des ri-valités locales. Comme elle travaillerait avec ses propres res-sources, elle ne serait tenue à aucune fâcheuse concession;et, comme elle aurait la responsabilité de ses entreprises, elleserait forcée, sous peine de ruine, d’exécuter ses travaux surles points où ils seraient le plus fructueux. Il y aurait donccette double raison, pour que nul ne put se plaindre : qu’ellene dépenserait que ses propres fonds, et que son intérêt même