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Tome second.
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de l’industrie voiturière 1

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Mais la liberté du voiturage n’est pas seulement en raisonde l 'étendue de l’atelier, elle est aussi en raison de sa nature.On conçoit en effet que, pour opérer des transports, il n’estpas indifférent d’avoir a sa disposition une roule ou un canal,la mer ou la terre.

Le voiturage, par exemple, est incomparablement pluspuissant sur un chemin à bandes de fer que sur un cheminordinaire; il y peut traîner de plus lourds fardeaux avec uneforce infiniment moindre; il y peut confier plus aisément ladirection de ses véhicules à des moteurs inanimés, etc.

Le voiturage est aussi plus puissant sur un canal que sur laplupart des rivières. Les rivières, que Pascal appelle des che_mins qui avancent et qui portent où l’on veut aller ( ' ), peuventtout aussi bien être appelées des chemins qui reculent et quiéloignent du point qu’on veut atteindre : cela dépend de ladirection dans laquelle on veut aller. Si elles poussent aubut quand on se dirige vers leur embouchure, elles en écar-tent quand on veut naviguer en sens inverse du courant.D’ailleurs, alors même qu’on s’abandonne a leur pente, ellesne conduisent pas directement au but : elles font de longsdétours dans lesquels on est obligé de les suivre; il faut allervite ou lentement, selon qu’elles dorment ou se précipitent;et ces chemins, qui marchent, ne marchent que comme il leurplaît, et rarement comme il plairait à ceux qu’ils portent.Enfin, leur utilité est sujette à de fréquentes intermittences,et la circulation y est ordinairement très difficile, et quelque-fois même impossible pendant une portion de l’année.

le réseau de ses chemins de fer; mais ce qu’elle avait fait, elle n’a paseu à le faire; elle a, depuis , infiniment moins construit de canaux etde roules ordinaires que nous, et les termes de la comparaison ontdû, sous plusieurs rapports, changer surtout à notre avantage.

(') Pensées, 1 ™ part., art. dO, pensée 58.