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Tome second.
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de l’industrie manufacturière. 337

sûres que dans l’agriculture, attendu que les lois de la méca-nique sont beaucoup mieux connues que celles de la vie, etque nous pouvons faire des forces de la nature un usage pluséclairé dans les transformations purement manufacturièresque dans la création de produits végétaux ou animaux.

J’ajoute que dans le temps où les sciences peuvent inter-venir ici avec plus d’étendue et de sûreté, on peut moins s’ypasser qu’ailleurs de leur assistance, et qu’au point où l’in-dustrie manufacturière a été poussée, dans un grand nombrede directions, par un très grand nombre d’entrepreneurs ha-biles, le fabricant qui voudrait s’en tenir a la routine, qui nechercherait pas à connaître la raison de ses procédés, quiemployerait de certaines forces sans prendre la peine d’étu-dier les lois suivant lesquelles elles agissent, éprouverait unimmense désavantage, et serait infailliblement écrasé par sesconcurrents plus instruits.

Plus l’intervention des sciences dans les travaux de la fa-brication est nécessaire et susceptible de s’opérer avec éten-due, et plus le talent des applications est appelé à jouer iciun rôle considérable. Cela n’a pas besoin d’être prouvé. J’aiseulement deux remarques à faire.

La première, c’est qu’on ne peut appliquer la science qu’ona apprise qu’à l’art dont on sait bien les procédés. De quois’agit-il, en effet, dans toute application de la science à l’art?sinon de substituer à des procédés vicieux des procédés meil-leurs que la science indique. Et comment, je le demande,opérer celte substitution, si l’on ne connaît les procédés qu’ils’agit de remplacer ou de perfectionner? Comment mêmeavoir l’idée de procédés meilleurs, si l’on ne connaît les pro-cédés qui existent? Visiblement, l’instruction scientique nepeut servir qu’à ceux qui savent le métier : eux seuls sont <capables d’ajuster convenablement la théorie à la pratique. Il

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