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sont tombés les produits de l’agriculture ne vienne surtoutde ce qu’on ne spécule pas assez dans cet art, de ce qu’onn’y cherche pas assez a faire des affaires, et par suite de cequ’on ne s’y évertue pas autant qu’il le faudrait a varier lesproduits, à les metlre en rapport avec la nature et l’étenduedes besoins, et principalement a diminuer ses frais de pro-duction en perfectionnant les procédés de la culture.
Comment être surpris, par exemple, de l’état de souffranceoù se trouvent si fréquemment les producteurs de grainsquand on songe au caractère d’universalité qu’a reçu la cul-ture des céréales, à l’effet des années d’abondance sur unedenrée déjà si commune, à la difficulté de la conserver, à cellede la transporter des lieux où elle abonde h ceux où ellemanque, à toutes les causes qui concourent à en avilir le prix ;et quand on considère d’une autre part l’état d’imperfectiongrossière où est resté l’art qui la crée, et l’obligation où l’onse trouve de la vendre cher pour ne pas perdre?
Comment être surpris de la détresse de nos pays de vi-gnoble, quand on pense k l’extension irréfléchie que nousavons donnée à la culture de la vigne, k l’avilissement oùcette production exagérée a dû faire tomber le prix du vin,surtout dans les années où cette denrée abonde, aux circon-stances collatérales qui sont venues s’ajouter a cette cause dedépréciation, k la place toujours plus considérable que d’au-tres boissons, et notamment la bière et le thé, ont pris dansla consommation habituelle, et quand d’ailleurs on rapprochede toutes ces causes d’abaissement du prix des vins les fraisd’une culture naturellement dispendieuse, ou quedumoinsonn’a pas encore eu l’art de rendre économique, et qui deman-derait en conséquence que les vins se soutinssent k un bonprix? M. Chaptal, dans son livre sur l 'Industrie française,publié en 1819, ne croyait pas se tromper en disant qu’en