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Tome second.
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DE l’uNDUSTKIE AGRICOLE.

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soit ici autant et plus nécessaire que dans toute autre genred’entreprises. Elle y semble plus nécessaire par cela mêmequ’elle y est plus malaisée et que des établissements de cettesorte sont plus loin de marcher tout seuls. M. de Dombasleobserve que de toutes les dispositions de l’agriculteur, cellequi contribue à ses succès de la manière la plus décisive,c’est la tournure de caractère qui le porte a maintenir avecfermeté l’ordre dans la gestion de son établissement. Lorsquedans l’agriculture ordinaire, dit-il, où il n’y a pour ainsi direpoint d’administration, on regarde de près aux détails, onvoit avec étonnement quelle perte de temps et quelle imper-fection dans les travaux sont le résultat du désordre qui règneparmi les employés. — Pour peu qu’une ferme ait d’étendue,il est impossible que le fermier exécute de sa main tous lestravaux, et du moment qu’il est obligé d’employer des brasétrangers, ses succès et sa fortune dépendent, en grande par-tie, du degré d’habileté avec lequel il manie ces forces étran-gères. — Dans toute exploitation rurale un peu considérable,il y a nécessité de confier chaque branche de son affaire à unhomme chargé d’en surveiller tous les détails. M. de Dombasleavait h Roville un chef d’attelages, un chef de main-d’œuvre,un irrigateur, un berger, un marcaire, un commis pour lacomptabilité, le tout indépendamment d’un certain nombred’aides et des ouvriers payés à la journée. Chaque soir, à uneheure fixe, tous ces chefs de service se réunissaient auprès dumaître, lui rendaient compte des travaux du jour et recevaientdes ordres pour le lendemain. Ce petit état-major correspon-dait a celui qu’il est d’usage d’avoir dans les fabriques, et lerôle qu’il remplissait n’était pas moins essentiel. M. de Dom-basle affirme dans ses Annales que sans les chefs d’atelier etles contre-maîtres qu’il employait, il n’est pas de mois où iln’eût perdu beaucoup plus par le mauvais emploi du temps