DE L’iNDUSïKIE AGRICOLE.
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tite ferme où il n’aurait pas assez d’ouvrage a faire pour payerl’intérêt de son prix d’achat. Tel perfectionnement propre àaccroître sensiblement les produits sans augmenter considé-rablement les frais, et qu’il est sage d’adopter là où la pro-duction est au-dessous de la demande, ne serait pas bon àintroduire là où l’on récolte déjà plus de produits qu’il n’estpossible d’en débiter. La bonté d’un système de culture dé-pend donc en grande partie de la situation où l’on se trouve.Le meilleur, pour chaque cultivateur, est celui qui, dans saposition particulière, lui permet de tirer de sa terre le produitnet le plus étendu. Or, comment un cultivateur reconnaîtra-t-il celui qu’il lui convient d’adopter, s’il ne tient pas decomptes en règle? Doit-il cultiver des céréales ou élever desbestiaux? Faut-il qu’il élève des bêtes à laine ou des bêtes àgraisse ? Lui convient-il de convertir son lait en beurre, oului vaut-il mieux le transformer en fromage? Quelle est l’es-pèce de produits qu’il doit chercher à obtenir ? Quelle est laquantité qu’il en doit faire? Quels sont les procédés, les mo-teurs, les instruments qu’il doit préférablement adopter. Aces questions et à beaucoup d’autres, il n’y a qu’une exactecomptabilité qui puisse fournir des réponses satisfaisantes. Al’aide de comptes en partie double bien tenus, un agriculteurvoit à chaque instant ce que coûte et ce que rapporte chaquebranche de son exploitation ; il peut juger quelle est celle quidonne du profit, celle qui présente de la perte, et par consé-quent celle qu’il lui importe de corriger ou de changer. Il tendainsi continuellement à perfectionner son système de culture,et il travaille avec d’autant plus de courage et d’activité qu’ilvoit plus clair dans toutes opérations, et qu’il peut agir avecplus de confiance.
Une bonne comptabilité n’est donc pas d’un moindre se-cours dans l’agriculture que dans les autres industries. Et
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