de l’industrie agricole.
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el à leur vendre leurs produits plus qu’ils ne valent? S’en-couragent-ils en se mettant dans le cas de payer le fer, lesoutils, la main-d’œuvre et tous les objets de leur consomma-tion habituelle beaucoup plus qu’ils ne feraient hors d’unsystème dont l’effet inévitable est de tout enchérir? S’encou-ragent-ils en se délivrant des seules concurrences qui pour-raient les tirer de leur sommeil léthargique? En écartant d’euxcet utile aiguillon font-ils autre chose que s’encourager à laparesse, à la routine, à la persistance dans de fausses direc-tions et dans des procédés vicieux? N’est-il pas honteux quenotre agriculture ne puisse soutenir la concurrence de paysplacés, sous le rapport de la production agricole, M. de Dom-hasle l’avoue ('), dans des situations analogues à la nôtre,souvent moins favorables, et chez plusieurs desquels l’agri-culture se trouve grevée d’impôts beaucoup plus onéreux quechez nous? Doit-on des encouragements à des éleveurs debestiaux qui, malgré l’appui de droits très forts, ne peuventlutter contre ces pays qu’avec désavantage? Ou plutôt l’en-couragement qu’on leur doit ne serait-il pas celui d’un régimede liberté qui fit à leur apathie une salutaire violence, et quiles forçât enfin de songer à perfectionner leur industrie? Com-ment un homme qui a cherché à introduire dans notre agri-culture tant d’utiles perfectionnements semble-t-il écartercomme fâcheux celui d’un système de liberté et de justice? Ilimporte sans doute d’apporter dans l’adoption de ce systèmela môme réserve que dans celle de tout autre ordre d’inno-vations ; mais s’il n’y faut avancer qu’avec une certaine me-sure, il y faut pourtant avancer, et de toutes les acquisitionsqu’ont besoin de faire les cultivateurs, ainsi que les autresclasses d’industrieux, l’une des plus urgentes est sans contre-
(') Ibid., p. 124.