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Tome second.
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I)E l/lNDUSTKIE AGRICOLE.

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proscrivît aussi l’usage et la multiplication de l’espèce asine,plus vulgaire encore que celle des chevaux les plus communs.Le pourrait-elle? Y aurait-il bon sens à l’ordonner? Est-ilraisonnable de faire ainsi de la civilisation en serre chaude,et de vouloir que la population ait les choses avant le tempsoù elle pourra naturellement se les procurer? Nul doute, àvoir la chose d’une manière abstraite, qu’il n’y ait profit àcroiser une race commune avec une race distinguée. Des éta-lons de pur sang animeront son organisation; ils ennoblirontses formes; ils la perfectionneront sous tous les rapports. Maisla question est de savoir s’il y a lieu de se mettre en fraispour exciter à produire de beaux chevaux avant que la de-mande en soit faite, et si, d’une autre part, une telle excita-tion est nécessaire quand le débit des beaux chevaux est de-venu facile et assuré. Laissons les pauvres gens avoir de pau-vres chevaux : ils sauront bien en demander de meilleursquand ils seront plus à l’aise, et à mesure que s’accroîtra lademande des chevaux de bonne race, la production s’en éten-dra et se perfectionnera sans l’officieuse intervention de l’État.Jusque-là on peut douter que cette intervention soit bienfructueuse; et, en effet, voyez ce qu’ont produit, depuis qua-rante ans, les deux ou trois millions annuellement dépenséspar l’État pour l’amélioration de la race des chevaux sur notreterritoire? Le seul véritable, le seul efficace encouragementà la production, c’est la demande; et cet encouragement, iln’est pas au pouvoir de l’Etat de le donner : il naît de pro-grès naturel des choses, de l’accroissement universel des be-soins et des moyens plus grands qu’on a de les satisfaire.

Je ne sais si l’on s’est jamais rendu bien compte du ré-sultat des allocations qui sont annuellement votées par lesChambres ou par les conseils généraux pour des encourage-ments à donner à l’art agricole. Ces encouragements, de na-