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tures fort variées, et qui entraînent annuellement l’État etles départements dans une dépense qu’on peut, je suppose,évaluer en bloc à quatre ou cinq millions (*), auraient be-soin, pour être bien jugés, d’être examinés séparément, etde devenir chacun l’objet d’une appréciation spéciale. Mais,à considérer dans son ensemble l’initiative que prend ici lasociété, on peut certainement douter que cette initiative soittrès éclairée et très fructueuse. 11 est permis de se demander,par exemple, si certains de ces encouragements ne sont pasde nature à fourvoyer les cultivateurs; si des fermes, qualifiéesde fermes modèles , de fermes exemplaires , qui ont toutes be-soin de subventionspoursesoutenir, et qui,partant,fonttoutes,commercialement parlant, de mauvaises affaires, peuvent êtreconsidérées comme des modèles bien sûrs, comme des éta-blissements de bien bon exemple, ai si les généralités qu’ony apprend ne doivent pas conduire dans la pratique à bien desapplications erronées ; si d’autres excitations n’ont pas toutau moins l’inconvénient d’être oiseuses ; si, par exemple, il ya grand profit à encourager la culture de certaines plantes oul’élève de certains bestiaux, avant que le besoin s’en soit faitsentir? Combien de fois ne m’est-il pas arrivé, dans le coursdes quelques années où j’ai rempli des fonctions préfecto-rales, de ne pouvoir trouver l’emploi des subventions pour-tant bien minimes qui m’étaient accordées pour de tels ob-jets, ou de n’en pouvoir faire que l’emploi en apparence lemoins profitable? de ne pouvoir, par exemple, employer quepartiellement, et quelquefois de ne pas pouvoir employer dutout de faibles primes destinées à l’introduction de certaines
(') I.a somme portée pour cet objet au bmîget de 18411, s’élève à3,753,000 francs; et d’après ce que j’ai vu voler pour la même naturede dépense dans les deux départements que j’ai administrés, j’estimeque cette somme peut être accrue d’un million.