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Tome second.
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DE L’INDUSTRIE AGRICOLE.

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d’une ferme, quoique bien loin d’être arbitraires, sont sus-ceptibles, comme je l’ai déjà dit, d’être modifiés par une mul-titude de circonstances, et ont, par leur nature, quelque chosed’indéterminé, qui ne permet pas de les assujétir à unemarche aussi constante. 11 ne paraît donc pas possible demonter un atelier de culture sur un plan aussi simple et aussiarrêté qu’une filature de coton, une fabrique de toile ou telautre atelier de fabrication.

Cependant, il n’est sûrement pas douteux qu’on ne puisse,dans une exploitation rurale, placer et disposer les bâtiments,diviser le terrain, établir des moyens de communication detoutes les parties de la ferme avec le chef-lieu, et du chef-lieuavec le dehors, d’une manière plus ou moins appropriée àl’objet de l’exploitation ; et il n’est pas douteux non plus quele travail ne s’y exécute avec d’autant plus d’aisance et deliberté, que tout cela y est ordonné avec plus de discerne-ment et de prévoyance.

Un seul exemple suffira pour rendre sensible cette obser-vation. Voici, d’après M. Cordier ('), comment sont organi-sées en Flandre la plupart des exploitations rurales : La fermeest close par un fossé rempli d’eau et que les bestiaux nepeuvent franchir; les bâtiments sont placés au centre, et for-ment une cour carrée; ils sont entourés de vergers plantésd’arbres fruitiers et forestiers, où on laisse paître les bestiaux;les champs sont bordés d’arbres. On se défend contre l’intem-périe des saisons par la variété des cultures. Par là aussi ons’assure du travail pour tous les temps de l’année. Pendantdix mois, on laboure, on scme, on plante, on récolte presquechaque jour. Il se trouve ainsi qu’on n’est jamais ni oisif nipressé.—Ne sent-on pas à quel point une organisation aussi

(i) Agr. de la Flandre française.