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Tome second.
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LIVRE VIII, CH. V. DE LA LIBERTÉ

croître les produits du sol en perfectionnant les moyens ap-pliqués à la culture. Arthur Young, traversant la Champagne-Pouilleuse, jugeait, d’après la connaissance qu’il avait despouvoirs de l’art agricole, qu’il serait aisé de faire rapporter72 francs par an à tels arpents de terre qui n’étaient affermésque 20 sous. J’ai déjà parlé, d’après M. Cordier, de certainsterrains situés dans le département du Nord, dont les pro-duits, par hectare, sont, relativement à ceux d’autres terrains,de même nature , comme 3,200 est à 10 (i). Cet auteur ob-serve que la culture a lait assez de progrès en Flandre pourque le prix moyen locatif des fonds de terre y soit plus dequatre fois aussi élevé que dans le reste de la France ( 2 ). D’a-près les calculs de certains écrivains anglais, l’Angleterre,avec un atelier agricole moins grand que le nôtre de plus demoitié, obtiendrait des produits de près du quart plus consi-dérables (’). L’Angleterre et l’Ecosse, suivant M. Cordier, ontinfiniment plus de bétail que la France, quoique ces deux paysn’aient en superficie que les deux cinquièmes du nôtre (*).Les Archives statistiques publiées en 1837 par le ministèredu commerce ne portaient qu’à 29 millions le nombre desbêtes à laine existantes en France au 1 er janvier 1830; et sui-vant les Observations que M. C.-G. Simon a recueillies enAngleterre en 1833, le nombre des moulons existants dansce pays ne s’élevait pas à moins de 32 millions (“). M. Dupinestime qu’en Angleterre et en Écosse, la totalité des forces

(*) V. plus haut, p. 413 de ce vol.

(*) Agr. de la Fl. franç ., p, 99.

( 5 ) V. dans YÈdimb. rev ., cah. d’oct. 1819, un article sur les in-dustries comparées de la France et de l’Angleterre.

(*) Agr. de la Fl. franç. , p. 120.

(“) Arcli. sial., p. 192. — Observât, recueillies en Angleterre, etc.,t. II, p. 531.