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Tome second.
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DE L’iNDUSTUIE AGRICOLE.

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ments de force ; terminons en ajoutant quelques mots surl’effet qui résulte de leur ensemble et de leur commune in-tervention.

Plus le capital appliqué à l’agriculture a fait de progrès ;plus les classes qui exercent celte industrie ont accru lasomme des talents, des connaissances, des habitudes qu’elleréclame; plus elles ont ajouté à la masse de leurs moyensmatériels; plus elles ont répandu de valeurs sur les terresen plantations, en bâtiments, en clôtures, en travaux de des-sèchement ou d’irrigation; plus elles sont riches en bestiaux,en ustensiles aratoires, en semences, en denrées pour nour-rir les ouvriers, en argent pour les payer et pour faire faceaux dépenses nécessaires : et plus, évidemment, elles pos-sèdent de force et de liberté dans la pratique de leur art.Comme tous les autres industrieux, le cultivateur trouve dansl’accroissement progressif de ses pouvoirs le moyen de lesaccroître encore : il travaille plus en grand; il monte mieuxson atelier; il l’administre avec plus d’ordre et de méthode;il y introduit des outils plus puissants; il rapproche, autantque la nature des choses le permet, sa fabrique agricole desvéritables établissements manufacturiers; il fait plus d’essaiset d’expériences; il sacrifie davantage aux progrès de sonart : on a vu souvent, en Angleterre, je l’ai déjà dit, donnervingt-cinq guinées pour faire saillir une seule brebis par unbeau bélier; il est arrivé à des fermiers anglais de payer jus-qu’à mille guinées '(25,000 francs) le loyer d’un bélier pourune seule saison de monte (’).

Les effets que l’art produit sont en raison des moyens qu’ilemploie. On ne sait pas jusqu’à quel point il est possible d’ac-

( 8 ) Ann. agric. de Rov., t. I, p. 41.