A'Asbeflos dans leurs Lampes, c’est-à-dire, d’A-miante , que le peuple confond avecl’alundc plu-me, & que quelques conteurs de sables appellentdes poils de Salamandre , du lin d’Inde , du linvif, dont Pline a parlé, lib. ; 6. cap. 19 . Et Dios-coride parle de la Pierre d’Amiante , dont on fait,à cause de ses filamens, de la toile que l’on faitvoir par curiosité & par ostentation, parce quecette toile est elle devenue sale, on la jette au feu,d’où on la tire trés-blanche, Sc fans être endom-magée, étant invincible à faction des plus vio-lens brasiers. Outre cela Héroclés nous assisté queles Brachmans qui étoient les premiers Philoso-phes des Indes , portoient des habits faits de iaPierre d’Amiante , qui fe divise en petits filetsassez déliez, qui fe filent, Sc dont on fait des nap-pes & des serviettes , qui servent à essuyer sesmains à table , & lesquelles , lorsqu’cllcs font saleson jette au feu pour les décrasser & les blanchir.On ajoute à cela que dans les pompes funèbres desRois, on enveloppoit leurs corps dans ces toi-les , afin d’avoir séparément Sc fans aucun mé-lange les cendres des cadavres de ces Maîtres dumonde. Conjìruebamque vernes Regum vejìes funè-bres ex Amianto, quibus eorum cadavera involutacomburebant, ut Jìmplicem cadaverìs cinerem colli-gerent. Caneparius de Atramcnt. prima defeript. c.
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Comme il y a des personnes, qui quoique fortdoctes dans la connoissancc des choses naturelles,soutiennent que l’Amiante Sc falun de plume nefontqu’une même chose , il ne faut pas s’étonnerde voir dans ce sentiment M. Audebert Conseillerau Parlement de Bretagne , qui dit dans son cu-rieux Voyage d’Italie : « J y vais parler de falust