z 4,3 Des Lampes
on jette , quand elles font sales , dans le feu pOUÏ
les blanchir. Boehart. lib. i. Canaan, c. 13.
Georgius Agricola philosophe sur l’Amiante ,dont il donne l’étimologie. L’Amiante, dit-il, estainsi appelle , à cause que le feu ne le détruit point,& qu’il en sort plus pur & plus brillant , quandon l’y jette gras & sale : On lc nomme Asbeflos ,
Ï arce qu 1 étant mis en façon de mèche dans une,ampe , il ne s’éteint point tant que l’huile dure.
II ne se consume point au feu.Sa nature est
assez semblable à celle des métaux , n’ayant pasplus qu’eux d’humeur intérieure , & de siccité ex-térieure ; & c’est cette humeur que le feu ne peutdétruire, parce qu’elle est plus forte que l’ardeurdu feu. La Lampe d’or que Callimaque fit pour laMinerve d’Athenes, avoir, comme le récité Pau-sanias, une mèche de ce lin , fait des filamens de laPierre Asbejìos. A l’exemple de cet ancien usagedes Athéniens, on use en plusieurs Pays de ce lindans les Lampes domestiques. De cette Pierre onfait du fil & même de la toile , non fans difficul-té , parce que les filets qu’on en tire font courts.Gcorg. Agricol. de natur.fojjtliion , l. V.
Le fameux Caneparïus , dans son Traité deAtramentis , parlant des mèches qu’on met dansles Lampes , dit : Ces maniérés de mèches sç brû-lent , Sc se consument très-vîte dans les Lampes :c’est pourquoi nos Anciens ont fait la recherche& la découverte du lin de l’Amiante, qui est in-combustible , & tel que lc mit Calllimaque, se-lon Pausanias , dans la Lampe d’or de Minerve àAthènes. Cette Lampe avoir cela d’admirablequ’elle brûloir perpétuellement devant le simula-cre de la Déesse Minerve. Sur cet exemple , ungrand nombre de personnes se servent aujourd’hui
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