AVANT-PROPOS
DU TRADUCTEUR.
L’intérêt qui s’attache à la situation financière d’unpays tel que l’Angleterre, ne saurait être contesté.Sous ce rapport, la traduction que nous offrons aupublic, ne saurait manquer d’être accueillie par luiavec faveur. Ce n’est point là toutefois le motif quinous a dirigé dans ce travail. Nous avons pensé quecet examen consciencieux des réformes financièresqu’appelle l’Angleterre, s’appliquait à la France avecnon moins de force et d’opportunité.
On ne saurait nier que dans les quainze années degouvernement représentatif, de i8i4à i83o, laFrancen’ait fait d’incontestables progrès dans la voie des amé-liorations financières. Alors, les discussions du budjetouvraient chaque année, à la tribune, une vaste car-rière où brilla plus d’un beau talent, où furent pro-clamés des principes vrais et de courageuses vérités.Soyons justes envers tout le monde; l’un des ministres