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les moins populaires de la restauration, M. de Villèle ,a rendu de grands et éminens services à notre systèmefinancier. C’est à lui que nous devons cette régularitéet cet ordre dans la comptabilité publique, que nosvoisins cherchent avec raison à s’approprier.
Toutefois, de toutes ces lumières, de tant de discus-sions savantes et laborieuses, il n’est résulté aucunadoucissement réel aux charges du pays. La restaura-tion avait trop de services à solder,» trop d’abus àmaintenir, trop d’ambitions à satisfaire, pour qu’iln’en fut pas ainsi.
La révolution de juillet i83o, promettait un autrerésultat. Nous ne retracerons pas ici les causes et lesmotifs qui ont pu s’opposer au soulagement immédiatdes contribuables. Les charges publiques se sont sen-siblement accrues depuis deux ans et rien n ? annoiiceencore le terme de tant et de si pénibles sacrifices.
Il est possible que la réduction des dépenses pu-bliques , soit une question toute politique, et qu’on nesaurait isoler des circonstances qui nous entourent.Nous laissons cet examen à la presse et aux chambrés.Mais plus on nous prouvera que les immenses sacri-fices auxquels la France se résigne , sont nécessaires,plus nous appuierons sur la nécessité de rendre ces sa-crifices le moins pénibles possible. On croit avoir toutfait quand on a résolu la question de la quotité de l’im-pôt. On devrait savoir qu’à côté de cette question,