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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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dimpôt, il est nécessaire de distinguer entre limpôt qui portesur lindustrfe, et celui qui est le produit de sources différentes.Une autre circonstance, rarement aperçue également, se lieencore à la question de la pesanteur de limpôt; cest leffetproduit par les monopoles et les autres restrictions commerciales,sur lélévation du prix des innombrables objets de consomma-tion que. ces restrictions concernent. Les monopoles, les droitsprotecteurs imposent, par lélévation des prix, de véritablescharges au public, et cela, non en vue dun avantage national,dune utilité publique quelconque, mais à leffet de favorisercertaines industries privilégiées. Si le résultat de la loi desgrains, est délever le prix du blé de 5 schellings le quarter ; ensupposant que la quantité consommée annuellement soit de5 o,ooo, ooo de quarters, laugmentation de charges pour le publicsera annuellement de 1 . 12 , 5 oo,ooo. Si les droits imposés sur lessucres des Indes orientales et sur les sucres étrangers, ont poureffet délever le prix du sucre de deux sous par livre, cet impôtsur la consommation annuelle de 400,000,000 de livres de sucre,constituera un accroissement dans les charges publiques de1. 1,800,000 par an. Si le monopole exercé en faveur de la com-pagnie des Indes, élève le prix du thé, les droits non compris,à peu près au double de sa valeur à New-York et à Hambourg,cest un impôt de près de 1. 2,000,000 quil fait peser sur lepublic par cette augmentation de prix; de même, le monopoledu commerce des bois de construction dont jouissent les con-structeurs de navire et ceux qui font le commerce du Canada,conte au public au moinsl. 1,000,000 annuellement; cest ainsi quepar le fait de ces monopoles et de ces restrictions commerciales,le public se trouve avoir chaque année, 1. 17,000,000 de moinsdans sa bourse, tout juste comme si un impôt équivalent frappaitle blé, le sucre, le thé et le bois de construction, et que le montantde cet impôt entrât au trésor. Le système du monopole et deprotection commerciale, pèse sur presque toutes les branchesdindustrie, et par lélévation des prix quil occasione, imposeau public bien dautres charges que ces 1.17,000,000, charges quifrappent les ressources du pays aussi douloureusement que leferait une élévation de prix provenant de limpôt, et contribuent