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Quant à l’avenir de la nation, on ne saurait douter que lecapital ne continue à s’accroître, en dépit de bien des obs-tacles. Les mêmes causes morales, physiques et extérieures,qui ont amené l’accroissement actuel de la fortune nationale,sont encore en pleine activité. La liberté constitutionnelle,l’exacte dispensation de la loi, la protection accordée aux étran-gers, et la tolérance de tous les cultes, ces garanties continue-ront à produire les effets qu’elles ont déjà produits.
Les perfectionnelmens introduits dans les spéculations du hautcommerce et dans les opérations manufacturières, par suited’une attention plus suivie donnée aux principes de la sciencecommerciale, ainsi que de l’activité, de la persévérance etd’un accroissement d’instruction dans la classe laborieuse;tous ces motifs se réunissent pour assurer dans l’avenir la pros-périté de l’industrie et le succès de ses efforts. Nos productionsnaturelles, telles que nos fers, nos charbons et autres matièrespremières, maintiendront notre supériorité manufacturière surles autres nation s; tandis que de sages réformes introduites dansl’administration de nos possessions étrangères, et un systèmeplus large de liberté commerciale, nous ouvriront de nouveauxdébouchés.Quels que soient les maux qui pèsent aujourd’hui (enfévrier j83i) sur nos manufactures, plus nous examinons notresituation, plus nous sommes convaincus que les causes dumalaise actuel sont d’une nature essentiellement passagère.
Les améliorations dans l’agriculture , les manufactures et lecommerce extérieur, sont loin encore d’être arrivées à leurdernière limite ; et aucun pays ne possède dans ses propresressources plus de moyens de poursuivre cette carrière de per-fectionnemens. Si donc la paix continue, on doit s’attendreque le capital et le revenu national deviendront beaucoupplus considérables qu’ils ne sont aujourd’hui. L’un des effetsde cet état de choses sera de rendre les impôts indirects siproductifs, qu’on pourra en abolir quelques-uns sans incon-vénient ; mais le résultat le plus important sera un tel ac-croissement des richesses, nationales, qu’en cas de guerre, lesdépenses pourront en être défrayées par des impôts sur lesrevenus , sans qu’il soit nécessaire d’ajouter à la dette pu-