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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Une grande quantité de savon est introduite d’Irlande en An-gleterre par contrebande.

te droit de vingt shellings le quarter imposé sur la drèche, estévidemment trop élevé ; mais sa perception est accompagnée deformalités si sévères, si rigoureuses et si vexatoires, qu’il est onne peut plus funeste à l’agriculture ainsi qu’aux consomma-teurs et fabricants de drèche. Ces formalités ont tout à la foispour effet d’entraver inutilement les opérations du fabricant dedrèche, dont elles détériorent la qualité et augmentent le prix,et de le placer entièrement à la discrétion du moindre agent del’excise ( 1). Par suite de ce système de perception, la consom-mation de la drèche est restée stationnaire pendant les quarantedernières années. Si ces formes étaient simplifiées, on a toutlieu de croire qu’il y aurait dans la vente de la drèche un telaccroissement, qu’il en résulterait une grande augmentationdans les rentrées du Trésor.

La fabrication des machines et mécaniques est gravementlésée par la mesure qui prohibe leur exportation ; l’État yperd en même tems l’occasion d’un revenu considérérable quecette exportation lui rapporterait si on la permettait sur le paie-ment d’un droit modéré. La supériorité de l’Angleterre sur tousles pays pour les matériaux des machines, et pour l’habileté.dans leur construction, est si grande, qu’on ne saurait douterqu’une quantité considérable n’en fût exportée, si la prohibi-tion était levée. Ce commerce procurerait une augmentationdans l’emploi du capital et de la main d’œuvre, en procurantdes travaux aux mécaniciens, et en faisant exploiter les houil-lères et autres mines (2).

Si dans la session de 1 83 o, le gouvernement était resté fi-dèle au principe en vertu duquel il avait aboli le droit sur les

( 1 ) Voyez dans la Revne d’Edimbourg, vol. XLIX, page 373, unexcellent tableau des conséquences funestes 'des lois qui régissent lafabrication de la drèche.

(2) La valeur des machines exportées pendant les trois années qui ontprécédé i 83 o, a été, année commune, de 1 . 265,000. Voyez les papier?parlementaires de la session de i 83 o, n' 073.