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cuirs; si au lieu de supprimer l’impôt sur la bierre, on avaitaboli d’autres impôts jusqu’à concurrence d’une somme de1. 3,ooo,ooo, on aurait conféré au pays un immense bienfait.Quand on considère le peu d’avantages qui peuvent résulter del’abolition de cet impôt, dans l’intérêt de l’emploi des capitaux,de la main d’œuvre, ainsi que sous le point de vue du soula-gement qu’il peut procurer en diminuant le prix de la bierre ;quand d’autre part on envisage tous les avantages qu’il y auraiteu à abolir les impôts sur les matières premières et les manu-factures, jusqu’à concurrence de 1. 3, 000 , 000 , on ne peut s’em-pêcher de conclure que, dans les circonstances actuelles dupays, on ne pouvait commettre une plus grande faute que d’a-bolir de préférence l’impôt sur la bierre.
Si cette mesure n’eût pas été adoptée, les impôts suivants au-raient pu être abolis.
L’impôt sur les cendres et la barille rapportant annuellement 1. 85,000
-- le verre... 613,000
-- le papier,. 65o,ooo
- le chanvre. 104,000
- la soie moulinée. 112,000
- le charbon de terre. .. 838.000
Les deux tiers de l'impôt sur le savon, ci. ... .. 65o,ooo
Total.1. 3,o52,ooo
L’abolition de ces impôts aurait eu pour effet de donner unimmense développement au commerce de ces divers articles,de procurer du travail à plusieurs 'centaines de milles d’ou-vriers, et de mettre en mouvement une masse énorme de carpitaux.
En examinant attentivement les effets probables de l'aboli-tion de l’impôt sur la bierre, on ne trouve rien qui, sous le rapportde l’utilité générale, approche des conséquences qu’auraiteues l’abolition des impôts que nous venons d’énumérer. Le seulmotif avancé pour justifier cette mesure, a été le soulagementqu’apporterait aux classes pauvres, la réduction du prix de labierre.