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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Quant à l’impossibilité où l’on prétend qu’est le Royaume Uni,de produire une quantité de céréales suffisante pour lasubsistancede ses habitans, sans mettre en culture les sols de qualité infé-rieure, et par conséquent sans une augmentation dans le prixdes grains, c’est une erreur grave dans laquelle sont tombésplusieurs de ceux qui ont écrit sur cette matière. Ces hommesn’ont pas vu les obstacles qui empêchent les capitaux de sediriger vers le perfectionnement de l’agriculture, obstacles quiproviennent, premièrement, de l’état agité de l’Irlande; secon-dement, des dîmes; troisièmement, de l’absence des baux enAngleterre.

Les propriétaires terriers de l’Angleterre, au lieu d’appuyerde tous leurs efforts la continuation des lois sur les céréales,devraient employer toute leur influence à obtenir les mesuressuivantes :

i° La suppression des dîmes et leur remplacement par quel-que impôt;

2° Un changement à la loi qui règle les baux, afin d’établiren Angleterre, ainsi que cela se pratique en Ecosse, la facultéd’interdire aux fermiers les sous-locations, et de rendre obli-gatoires les autres conditions des baux;

3' Le rétablissement du système de la taxe des pauvres, surle pied de 1795 ;

4° L’établissement libre des banques, afin que les fermierspuissent avoir, comme en Écosse, l’avantage des crédits ou-verts et des dépôts de fonds.

toute mesure qui tend à entraver la puissance productive du sol, et enmême tems à appauvrir une portion nombreuse et estimable de ses mem-bres. Tout le monde a intérêt à ce que le blé et les autres articles desubsistances soient plus abondants ; et le peuple anglais a justement droitde se plaindre de l’absence des baux , comme de l’une des causes princi-pales qui arrêtent le perfectionnement de la culture de son territoire. »{Encyclopédie Britannique, nouvelle édition, Vf” partie, vol. II, p. 337.)