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tion des dîmes y a précédé de longtems le perfectionnement del’agriculture. Il est évident que la certitude que le bail du fer-mier écossais lui donne de retirer les produits des capitauxqu’il dépense sur sa ferme, est la cause principale pour la-quelle il y dépense tout le capital dont il peut disposer. Cettedifférence dans les baux des deux pays doit être attribuéepeut-être, aux garanties que la loi écossaise donne au pro-priétaire pour empêcher la sous-location de la terre par lefermier, et à l’absence des 'mêmes garanties en Angleterre,provenant de l’interprétation légale donnée par les cours dejustice, aux infractions aux conventions des baux ( 1 ).
(1) Depuis que ceci est écrit, les raisonnemens de fauteur ont été plei-nement confirmés dans l'article Agriculture. inséré dans la nouvelle édi-tion de Y Encyclopédie Britannique.
Voici ce qu’on y lit : « On ne saurait douter que la valeur de la pro-priété ne soit rehaussée par la sécurité qu’un bail donne au fermier. Pours’en convaincre, qu'on compare les fermages qu’ont rapportés depuis un.demi-siècle, deux terres, l’une occupée par des locations facultatives,l’autre tenue à bail à termes modérés, en supposant que des deux côtés.,il y ait à peu près parité sous le point de vue du sol et de la situation.La supériorité, sous le rapport des fermages et de la quautité des pro-duits , qu’on remarque en quelques parties de l’Écosse , sur la plupart descomtés de l'Angleterre , où le sol, le climat et les débouchés sont beau-coup plus favorables, doit être attribuée à l’usage presque général oùl’on est dans le premier de ces pays d’accorder des baux, beaucoup plusqu’à aucune des causes auxquelles cette supériorité a été assignée. Pour-ce qui est des fermiers eux-mêmes , il n’est pas nécessaire de démontrerl’avantage des baux. Il est bien vrai que, sur la foi de l’honneur d’nnpropriétaire anglais, on a vu des fermiers continués de génération en gé-nération, dans la possession des mêmes terres, et s’y enrichir, sans queleurs richesses, comme dans d’autres pays, excitassent la cupidité dupropriétaire. Mais il n’est pas grand, dans quelque classe que ce soit, lenombre des individus qui continuent pendant longtems à sacrifier leursjustes droits sur les autels d’une pure générosité. Nul homme prudent nemettra sa fortune à améliorer la propriété d’un autre, à moins qu'un bailsuffisamment long ne lui permette de rentrer dans ses fonds avec béné-fice. Il est évident que la nation tout entière est profondément lésée par