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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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tenir quune grande partie de la différence, dont le Trésoraurait peut-être à supporter la perte, serait contrebalancéepar laccroissement du produit des taxes restantes. Si nousnous en rapportons aux calculs du comité des finances, labo-lition de tous les impôts qui portent sur lindustrie, feraitsubir aux recettes du Trésor , une diminution qui ne sélèveraitquà quelques millions sterlings.

Quelques-unes des mesures qui ont été proposées pour laréforme des impôts, amèneraient une augmentation dans lesrecettes; elles démontrent donc quil est possible de compenserles pertes du Trésor. Par exemple, si les restrictions mises aucommerce des sucres étaient abolies , il en résulterait dans lesrecettes une augmentation de quatre ou cinq cent mille livressterlings.

En conservant les prohibitions et les droits sur les grainset autres produits agricoles, mais en les réduisant à un droit,de douze pour cent, ce droit, selon toutes les probabilités,produirait une recette annuelle de 6 ou 7 cent mille livressterlings sur les grains, et de 5 ou 400 mille livres sterlingssur les autres produits de lagriculture.

Si, comme on Ta proposé, tous les droits protecteurs étaient"réduits à dix pour cent, de manière à ne plus avoir unbut de protection, mais un but purement financier, il sim-porterait une telle quantité de marchandises étrangères de di-verses natures, que cette mesure à elle seule, apporterait auTrésor une recette de plusieurs millions sterlings. Si les droitsqui frappent à lexportation les houilles, étaient réduits, ilen résulterait une augmentation de revenu de trois ou quatrecent mille livres sterlings ; et si lexportation des machinesétait permise sur le paiement dun droit de douze pour cent,il sen ferait une telle consommation dans toutes les partiesdu monde, quil en résulterait une augmentation égale aumoins dans les recettes. Si lon abolissait les monopoles et lesprotections qui, ainsi que nous lavons fait voir, privent lanation dune somme annuelle de plusieurs millions sterlings ,par la cherté quils occasionent, ces millions seraient dé-pensés en articles imposés , et contribueraient conséquem-