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sans effroi; et pour quiconque examine avec attention l’en-semble des affaires publiques, il est difficile de se défendre dequelque inquiétude en voyant que tandis que les départemensde la guerre et de la marine font des frais énormes pour êtreprêts à tout événement, on ne fait rien pour préparer le Trésorà faire face aux nécessités que peut amener la guerre.
Si dans ces circonstances, la guerre avait lieu, il est probablequ’on aurait recours à l’emprunt pour des sommes énormes,et à de nouveaux impôts permanents, mesures qui amèneraientla perte de nos manufactures et finalement une banqueroutenationale. C’est pour cela que les ministres doivent faire tou-tes les réductions possibles, et renfermer les dépenses publi-ques dans les plus étroites limites, compatibles avec le maintiende l’ordre et l’indépendance du pays.
Secondement. Quant à démontrer la possibilité de ces réduc-tions, le zèle qu’on met à défendre toutes les dépenses exis-tantes, rend cette tâche extrêmement difficile. Chaque dépar-tement ministériel est toujours en mesure de prouver par lesmeilleures raisons du monde, qu’il est d’une nécessité absolue
3° Intérêts de la dette consolidée et non consolidée,
comprenant l’emprunt russe, contracté en Hollande. 28,940,701
4° Services civils permanents , y compris la liste civile. 2,io3,io55 e Dépenses et avances imprévues . autorisées par actes
du Parlement. 363,511
6° Services civils, votés sous le titre de dépenses diverses 2,863,2/(87“ Services, militaire et naval, votés annuellement.... 16,205,812
Total. 55,744,863
Sur cette somme, dit le comité des finances (page 14) » 1. 35,952,83one sont point susceptibles de diminution. Il y a donc, de son propreaveu, une somme de 1. 19,792,033 sur laquelle des réductions sontpossibles. On peut y ajouter le fonds d’amortissement , estimé par lecomité à la somme de 1. 3,ooo,oeo.
Dans tous les calculs contenus dans ce chapitre , des sommes suscep-tibles d’être retranchées, nous avons eu en vue le budget des dépensesde 1827.