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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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de conserver léclielle des dépenses au point précis elle setrouve au moment actuel. Il ny a pas de sophisme, dinsinua-tion, dassertion auxquelles on nait recours pour résister àtoute tentative efficace de réduction. Non-seulement le gou-vernement et le parlement, mais le public lui-même, se laissentguider de cette manière, par lautorité dhommes officiels tou-jours disposés à maintenir dans leurs services respectifs , lepersonnel et le luxe le plus coûteux, plutôt que par les prin-cipes dun sage système financier qui exige que les sommesemployées en préparatifs et en protection militaire soient régléessur lintensité et la nature des dangers contre lesquels il faut seprécautionner.

Il est presque impossible à des personnes étrangères à lad-ministration , de démontrer le peu de fondement des motifs surlesquels on sappuie pour défendre les dépenses du budjet; etmalheureusement de labsence de preuves contraires résulletrop souvent lopinion que la dépense est nécessaire. Il ny adonc quun moyen détablir la possibilité des réductions, cestde raisonner sur des probabilités fondées sur des faits que cha-cun est à même dobserver. Bien que ce genre de preuves soitnécessairement imparfait, néanmoins en combinant ensembleles exemples de profusion qui ressortent de cet examen, onsera amené à des conclusions qui ne pourront laisser aucundoute à tout esprit impartial et désintéressé.

1° Quand nous considérons lénormité des dépenses de larmée,de la marine et de lartillerie, comparées à ce quelles étaientpendant la paix qui a précédé la guerre de 1793, nous avons ledroit de conclure de prime abord que les dépenses actuellessont beaucoup trop considérables ; et cest au gouvernement àprouver que les circonstances sont telles, quelles justifient uneaussi grande augmentation des charges publiques. On voit parlenquête qui a eu lieu devant le comité des finances de 1828,que ce comité partageait lopinion que nous venons dexprimer;car il commença linterrogatoire sur chacun des départemensque nous avons mentionnés, en citant une opinion identiqueexprimée parle comité des finances de 1817; et en demandantaux témoins dexpliquer les causes qui avaient pu conduire à