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Quatrièmement. La difficulté de mettre à exécution, un systèmecomplet de réduction, est très-grande. Elle consiste d’abord àtrouver des ministres assez éclairés pour en comprendre la né-cessité, et les moyens de l’exécuter.
L’éloignement pour les raisonnemens abstraits et le préjugécontre la science de l’économie politique, font que , parmi leshommes que leur position appelle à la direction des affaires pu-bliques, le nombre est petit de ceux qui ont des connaissancesétendues en matières commerciales et financières, et qui ontétudié les principes qui doivent gouverner ces brandies de lascience politique. 1VI. Hume fait observer avec raison que desidées simples d’ordre et d’équité, suffisent à un législateur pourl’accomplissement d’une grande partie de ses devoirs; maisque des principes comme ceux du commerce, sont beaucoupplus compliqués, et exigent pour être bien compris, une longueexpérience et de profondes méditations, parce qu’en ces ma-tières, les conséquences réelles sont quelquefois contraires auxpremières apparences.
Le préjugé contre l’économie politique, est peut-étré le plusgrand obstacle aux progrès et aux améliorations commercialeset financières. Ce préjugé n’est basé sur rien de réel; il ne pro-vient que de l’ignorance où l’on est de la science économique.Il est facile de donner le nom d’abstraction, à toute rechercheayant pour but les causes et les progrès de la richesse, et dequalifier ses résultats de théorie abstraite ; la majorité de l’espècehumaine n’est que trop disposée à accueillir ces dénominationsridicules, parce qu’elles flattent l’ignorance, en lui persuadantqu’elle est aussi capable de décider en matière de science, qpieceux qui en ont fait l’objet de profondes méditations. Le faitest qu’aucun de ceux qui se complaisent le plus à tourner enridicule les théories économiques, ne connaît les principes dela science qu’il ridiculise. Nul ne niera que ceux-là ne possè-dent une instruction plus étendue dans une branche quelcon-que de connaissances, qui se sont livrés à un plus grand nom-bre de recherches et qui ont déduit, d’une vaste réunion de faits,les opinions qu’ils se sont formées sur la matière.
Cependant ce sont ces hommes qu’on a coutume de quali-