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une sinécure la charge de payeur général de l’armée, puisqueles fonctions sont remplies par un payeur suppléant et troiscaissiers. Comme chacun de ces individus a le pouvoir, surson ordre seul, de tirer de la banque telle somme qu’il luiplaît, le résultat de cette sinécure est de diminuer beaucoupla responsabilité à l’égard du public. Elle a encore un incon-vénient , c’est de multiplier le nombre des comptables , et d’a-jouter à la difficulté d’établir un bon système de comptabilité.
Lé seul remède à tous ces abus, c’est d’introduire un principeentièrement nouveau pour l’administration de tous les paye-mens des deniers publics. Nous expliquerons bientôt, commentcela peut s’exécuter, lorsque nous examinerons les emplois destrésoriers delà marine et de l’artillerie, elles antres emplois decomptabilité.
Contrôleurs de la comptabilité de l’armée. C’est nue chose étrange,et néammoins positive, que l’emploi des contrôleurs de la comp-tabilité de l’armée n’a rien de commun avec la comptabilité dessommes votées dans les chapitres du budget de la guerre. Cettedernière appartient au ministère de la guerre. Les attributionsdes contrôleurs consistent à auditer une portion de la compta-bilité des dépenses extraordinaires de la guerre.
Dépenses extraordinaires de la guerre, rlîcn de plus contraire àtout principe de simplification et de fixité dans la conduite desaffaires publiques que les comptes appelés chapitres des dépen-ses extraordinaires de la g-uerre. Les hommes les plus compétentsconviennent qu’elles produisent une grande confusion dans lacomptabilité, et qu’elles ne sont intelligibles qu’à ceux qui ap-partiennent à l’administration ou qui peuvent consacrer un Semsconsidérable à les déchiffrer.
On explique le vole du parlement pour le chapitre des dé-penses extraordinaires de la guerre, en disant qu’elles ne peu-vent être l’objet d’estimations préalables, ou d’aliocations spé-ciales , telles que celles que contiennent les divers chapitres dubudget de la guerre (i). Ce chapitre comprend, entre autres,
(iy~fiapport de MM, Brooksbank et fieltz sur la comptabilité publique,page 55.
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