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se rapporte à des dépenses pécuniaires, est auditée par le conseilauditeur, tandis que la comptabilité des fournitures et des provi-sions, est attribuée à l’investigation exclusive des contrôleurs dela comptabilité de la guerre. La manière dont cette comptabilitéest examinée et auditée, montre avec quelle négligence l’expé-dition des affaires publiques a été, dans l’origine, organisée.
De tant de considérations palpables, il est permis de con-clure que la comptabilité tout entière d’un comptable public,qu’elle se compose de capitaux ou de fournitures, doit êtreexaminée simultanément par une seule et même administra-tion, et qu’il est urgent de modifier le système actuellement envigueur (1).
La nécessité d’employer des commissaires de comptabilitéhors du territoire, était justifiée par l’accumulation de la comp-tabilité pendant la guerre ; mais depuis que la guerre est ter-minée , les mêmes motifs ont graduellement perdu de leurforce , et on pourrait épargner à la nation les frais que cesemplois lui oceasionent (2).
A gens de L'armée. Il semble qu’il n’y a pas nécessité d’encou-rir la dépense des agens de l’armée. Les comptes des payeursdes régirnens sont examinés au ministère de la guerre et nonpar les agens ; tout ce que les agens font pour le public, c’estde recevoir les fonds du payeur général de l’armée, et de s’enservir pour payer les bons des payeurs des régirnens. Leursautres fonctions sont d’une nature privée, et ne profitent qu’auxefficiers de l’année ( 5 ).
La mesure qui contribuerait le plus à diminuer les dépensesinutiles et à assurer l’efficacité du service dans les adminis-trations civiles de l’armée et de l’artillerie, ce serait de formerun conseil de la guerre pour les deux services, sur le plan duconseil de l’artiHerie, et composé des chefs de chaque bran-che de service. Par là, on établirait une direction plus con-
(ij Rapport de MM. Rrooksbank et Btilz , page 107.
(2) Ibid., page 107.
( 5 ) Déposition de lord Pakncrstou devant le Comité des finances, pagesaô'j et 219.