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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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obtenaient par voie d’adjudication, tout cela 11 e prouve rien ,attendu que ces comptes sont tenus d’une manière si peu régu-lière, qu’il est impossible de les consulter avec confiance.

Quant aux adjudications, on peut affirmer positivement,qu’en les soumettant à une direction convenable, il est pos-sible de tout se procurer par leur moyen, aux plus bas prix ,et dans les meilleures qualités. Les prix des meilleurs articles ,par voie d’adjudication et de libre concurrence, ne sauraientexcéder, l’un dans l’autre, la somme strictement nécessairepour défrayer, i°ks frais de matières premières, procurées auplus bas prix; a" le travail de leur mise en œuvre, dirigée avecle plus haut degré d’habileté et d’économie ; 3° le taux ordi-naire des bénéfices des capitaux commerciaux. S’imaginer queles adjudicataires réussiront à imposer aux administrations desprix qui dépassent ces trois conditions constitutives des prixde tous les objets, c’est se montrer bien peu instruit des prin-cipes qui régissent les prix; ce défaut néanmoins n’est que tropcommun parmi les fonctionnaires publics, dont plusieurs exer-cent une grande influence sur les chefs de l’administration ,qui leur supposent à tort, par le fait même des postes qu’ilsoccupent, une autorité compétente en ces matières. S’il estconstant que, par la voie des adjudications, la concurrencetiendra les prix aussi bas que le comporteront la bonne con-fection des objets, l’économie parfaite et un taux modéré debénéfices , il s’ensuit qu’il est impossible que les administra-tions fabriquent elles-mêmes à aussi bas prix qu’elles peuventacheter par voie d’adjudication. Quant à la qualité des objetsprocurés par cette voie, on peut l’assurer sans courir aucune-ment le risque d’étre trompé ou lésé, en insérant dans lescontrats les spécifications nécessaires, et en exerçant une strictesurveillance. Le comité des finances dit à ce sujet, dans sonsecond rapport : « Le comité n’est pas disposé à placer une con.fiance implicite dans l’opinion de certaines administrations ,qui blâment les marchés par adjudications, et préfèrent fairesurveiller et exécuter elles-mêmes les travaux dont elles ontbesoin. Ce dernier plan exige l’emploi d’un grand nombre d’a-gens, de commis. d’artisans, d’ouvriers, et ajoute non-senle-

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