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que le dernier comité des finances n’ait pas ajouté foi aux asser-tions réitérées de sir Henry Iïardinge, soutenant que les fabrica-tions entreprises par le départemant de l’artillerie, avaient eupour résultat de produire des économies ( 1 ). Les doutes ducomité viennent de ce qu’il a comparé les assertions de sirHenry Hardinge avec les raisons avancées par lui, et qu’il n’ya rien vu, dans les principes généraux, dans les faits, oudans les comptes , qui l’ait convaincu qu’il était en droit deconclure qu’une administration publique pouvait produire àmeilleur marché qu’un manufacturier particulier.
Le raisonnement en faveur des fabrications officielles a unvice radical, c’est qu’il ne s’appuie sur rien de ce qui constitueun raisonnement logique. Sir Samuel Bentham dit : « On peutadministrer la preuve que divers articles ont été fabriqués dansles arsenaux maritimes de l'État, de meilleure qualité et à moinsde frais que des articles de la même nature, fournis à la mêmeépoque par la voie des adjudications (2). » Mais bien que cefait puisse être prouvé, il n’est possible d’en rien conclure con •tre le mode des adjudications en général, parce qu’à l’époquedont on parle , beaucoup de négligence, d’ignorance et defraude, présidait aux adjudications, comme l’avoue sir SamuelBentham lui-même. Sir Samuel dit aussi : « Une longue expé-rience prouve que les adjudicataires trouvent moyen d’éluderles clauses de leur contrat (3). » Maïs cela ne prouve rien en-core contre le principe des adjudications ; cela ne prouve quel’ignorance, la négligence et la fraude qui les ont dirigées. SirSamuel mentionne divers exemples de navires construits paradjudications, dans des chantiers particuliers, et qui ont étémal construits ; mais lui-même prend soin de réfuter la con-clusion qu’il tire de ces faits , et de confirmer tout ce qui a étéélit en faveur des adjudications, par ce qu’il dit plus loin, tou-
(1) Discussion de la reforme financière, par sir Samuel Bentham, etc.,page 8 ï.
(2) Ibid, page 5 1.
( 3 ) Ibid, page 71.