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chant la construction du vaisseau le Bellérophon (i). Sir Sa-muel dit que ce vaisseau fut construit par adjudication, etcommissionné en 1786 ; il ajoute : « Ce vaisseau est encoreaujourd’hui (en i83o), à Portsmoutb, après une existence de44 ans; jusqu’en 1790, bien que toujours en commission, iln’avait exigé que les travaux ordinaires de gréement, maispoint de réparations; et de fait, il n’a jamais eu besoin de ré-parations importantes, depuis la construction, jusqu’à l’époqueoù, à l’âge de 29 ans, il porta Napoléon à Sainte-Hélène. Dansce cas particulier, » continue sir Sainnel, « je ne doute pasqu’il ne faille attribuer la bonté de ce vaisseau à la fermeté ex-traordinaire et à l’inébranlable probité d’un agent construc-teur d’un rang et d’un traitement subalterne, appelé par legouvernement à surveiller cette construction. » Cette déclara-tion et ce fait contiennent tout ce qu’il est possible de dire deplus concluant, en faveur de la supériorité du système des ad-judications. Le Bellérophon est peut-être le vaisseau le mieuxconstruit que l’État ait jamais eu à son service. Et la raisonqu’on en donne, c’est qu’il a été construit par adjudicationsous la surveillance d’un employé ferme et incorruptible.Comme il est facile de trouver un grand nombre d’employéssemblables dans chacune des administrations publiques, mêmeen les prenant parmi les agens subalternes, il ne manque doncqu’une bonne direction pour appliquer généralement et à toutle principe des adjudications , de manière à y trouver ,comme dans l’exemple du Bellérophon, un avantage considé-rable pour les services publics.
Mais sir Samuel va plus loin. Il continue à fournir aux paiti-sans du système des adjudications, les moyens de le défendre,car il démontre par les faits qu’il expose avec une grandebonne foi, que dans les trente dernières années, la directiondonnée aux adjudications a été, on ne peut plus défectueuse.Ce qu’il dit, à cette occasion , prouve si bien que le non-succèsdes adjudications, est dû, non au système en lui même, majs
(1) Discussion de la réforme financière , page 71.