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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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et qu’on puisse en faire précéder l’acquittement d’un examenconvenable , on trouvera dans le mode de paiement des de-niers publics , un moyen efficace de contrôler les dépenses.

Si on adoptait un plan semblable, tout ce qui concerne lespaiemens des deniers publics , serait tellement simplifié , qu’iln’y aurait aucune difficulté à contrôler les dépenses publiques,à les auditer, et à en tenir la comptabilité. Il en résulteraitaussi une grande économie, puisqu’on se débarrasserait dupayeur général de l’armée, du trésorier de la marine, dutrésorier de l’artillerie , du payeur des marins , et d’une ving-taine ou d’une trentaine d’autres trésoriers avec leurs sous-trésoriers , leurs caissiers , leurs sous-caissiers et commis.

Quand une fois on se sera déterminé à réviser et à refaire laconstitution et l’organisation des divers départemens de la ma-nière que ncus avons indiquée, il ne sera pas difficile de déci-der quel est le plan de comptabilité qu’on devra établir.

La proposition de M. Abbott, d’introduire le système decomptabilité italienne ou commerciale dans toutes les admi-nistrations, mérite toute l’attention du gouvernement et deschambres ; comme comptable commercial, il tient le premierrang, et il a acquis une pleine connaissance de la comptabi-lité officielle, en faisant activement usage des pouvoirs qui luiavaient été conférés, pour examiner la nature, l’espèce et le butdes différents livres en usage dans les diverses administrations.Dans un mémoire adressé par lui à la Trésorerie,. en date du28 février 182g, il déclare qu’il a consacré dans les bureauxvingt fois plus de tems que ses collègues, MM. Brooksbank etLeltz, à l’examen des livres de comptabilité ; et dans les ob-servations de ces Messieurs en réponse à ce mémoire, cette as-sertion 11’a pas été contredite : le raisonnement sur lequelM. Abbott fonde son opinion sur la possibilité d’appliquer à lacomptabilité officielle le système commercial, ne saurait man-quer d’obtenir l’approbation de tous ceux qui connaissent cesystème. L’opinion contraire de MM. Brooksbank et Beltz,quelque respect qu’elle commande, se lie à des circonstancesqui permettent de douter qu’elle soit fondée en raisons. D’a-bord , il est évident que leur mission était d’adapter un plan

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