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.exercé sur la couronne, semblable à celui qu’exerce l’Echiquierdans ce pays. La loi investit le roi de la faculté d’autoriser parordonnance, ce qu’on appelle des dépenses extraordinaires etd’urgence, au- delà des sommes votées dans le budget par leschambres, à condition de faire convertir ces ordonnances enlois, à la session prochaine (i). On peut juger des accroisse-mens apportés par cette faculté , aux dépenses publiques, parl’extrait suivant du discours prononcé par M. Barbé-Marbois,premier président de la Cour des comptes, à l’ouverture dela session de cette cour, le 3 novembre i83o : « C’est aprèsavoir élevé les impôts à un milliard, que ces hommes mal con.seillés (les ministres de Charles X) ont déclaré l’insuffisancedes ressources. C’est alors qu’ils ont eu recours aux créditsprovisoires et supplémentaires, et à un si grand nombre defaux expédiens, que le budget-de l’Etat n’a bientôt plus étéqu’un assemblage de chiffres chimériques et trompeurs. »
En conséquence , en dépit de toutes les mesures législativesdestinées à assurer à la France un bon système de comptabilité,si on n’adopte pas des moyens pour empêcher que le roi et sesministres ne dépensent la plus petite somme sans l’auto-rité des chambres, il est impossible qu’il y ait garantie réellecontre l’irrégularité et la profusion.
Les comptes financiers mis chaque année sous les yeux dela Chambre des communes , et tout ce qui se rattache à lacomptabilité des administrations et au vote des subsides parle parlement , réclament des réformes si urgentes, qu’on feraitune chose sage de remplacer notre système de comptabilitépublique, par le système français.
Il y aurait des perfectionnemens à apporter à cette orga-nisation, spécialement en faisant usage des avantages que pré-sente le système de banques. Non-seulement cette mesureproduirait dans ce pays des résultats aussi avantageux qu’enFrance, mais encore elle permettrait de réaliser une immenseéconomie, dans la préparation et l’impression des documens
(2) Loi du 25 mars 1817.