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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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mulguée, les dépenses pour les retraites civiles se tout élevéesde la somme de 1 . 94,550 à 1 . 480,081. Le Comité pense quecette augmentation est énorme et qu’il est instant d’apporterremède à un mal aussi désastreux. Il affirme que la loi actuellea donné naissance à de nombreux abus, et signale entre autres,cette disposition où sont les autorités supérieures, de favoriserla retraite d’employés capables encore d’ètre utiles. Il est venuà sa connaissance, de fréquents exemples d’employés ayantobtenu leur retraite comme n’étant plus propres au service ,qui cependant étaient pleins de santé et de vigueur, et qui ontcontinué à rendre de nouveaux services, soit dans d’autres ad-ministrations, soit dans des établissemens particuliers. Le Co-mité demande qu’il soit fait, sur tous les traitemens , unprélèvement de tant pour cent, qui servira à constituer unfonds de retraite.

Rien de plus contraire à une bonne administration desdeniers publics, que le système de profusion maintenantétabli à l’égard des traitemens et des retraites. Les traite-mens sont tellement supérieurs à ce qu’ils devraient être,que les employés ont suffisamment les moyens d’économiserpour la vieillesse et les infirmités. Mais malgré cela, l’es-prit de profusion a voulu y joindre encore des pensions deretraite.

Si le Comité des finances avait bien fait, il aurait recom-mandé que l’abolition des pensions de retraite fût stipuléepour toutes les nominations d’emplois à faire à l’avenir ; carquelque peine que pussent avoir les ministres à résister auxsollicitations fondées sur des besoins réels et une nécessitédûment justifiée, on peut cependant être certain que jamais,.entre leurs mains, les faveurs accordées par eux ne s’élève-raient à la somme énorme à laquelle on est arrivé par lesystème qui rend les pensions de retraite obligatoires à l’égardde tous les employés. II est difficile d’expliquer pourquoi il,y aurait dans la société une classe d’individus favorisés qui,par cela seul qu’ils ont une fois touché l’argent des contritbuables, auraient acquis le droit de vivre désormais aux dépens