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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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iS 3 o, ont été inférieures de 1 . 648,000 a celles de l’année fî j -nissant au 10 octobre 1839, et comme les recettes du Royaume-Uni pour 1829, oiit été inférieures de 1 . i,uar,ooo, à celles de1828, il semble qu’il y a des raisons suffisantes pour diminuerles dépenses de notre état militaire

Mais on oppose à ces faits en (janvier i 83 i ) la prétendue né-cessité d'augmenter encore l’armée, par suite dés révolutions deFrance, de Belgique et de Pologne, et des troubles survenusdans quelques comtés d’Angleterre. Ces raisons paraîtront sansdoute suffisantes à beaucoup de gens, pour élever le chiffre dé1 . i 5 , 000,000 voté l’année dernière pour les dépenses militaires ;parce qu’on ne se sera pas donné la peine d’examiner si cesmotifs.en faveur d’un accroissement de dépenses, sont bien oumal fondés.

Quant à la révolution de France, la prompte reconnaissancedu nouveau roi des Français par le gouvernement et le peupleanglais, le principe de non-intervention sur lequel le nouveaugouvernement français a basé sa politique, ont établi une har-monie si franche entre les deux pays, qu’on peut considérer larévolution comme extrêmement favorable au maintien de lapaix; en effet, tant que la France et l’Angleterre seront uniesentre elles, et agiront de concert en protégeant la liberté civileet en respectant l’indépendance des autres états, les puissancesde l’Europe se garderont de s’avanturer dans une guerre. Maisen supposant que cette sécurité fût mal fondée, et que l’Europefit la guèrre à la France, il n’y a point d’intérêtj anglais quioblige ce pays à y prendre part.

La révolution Belge, en établissant un nouvel état indépen-dant, a écarté l’un des principaux sujets de guerre, savoir le projetqu’on pouvait supposer à la France de reprendre possession de laBelgique. La révolution de Pologne, en occupant les arméesRusse, Autrichienne et Prussienne, joint à la probabilité demôuvemens populaires dans ces contrées, diminue encore leschances de guerre.

Quant à l’état de troubles de quelques parties de l’Angleterre,si l’onprend les mesures nécessaires pour la réforme des abus, siles lois sont convenablement appliquées, si la force armée civile