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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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est améliorée et rendue plus efficace, il est à présumer que làtranquillité se rétablira sans l’intervention de l’armée.

Toutefois si le gouvernement et le parlement se décident àaccroître les dépenses militaires, alors, il est évident d’aprèsl’estimation que nous avons présentée, de la condition probablede nos finances à la fin de cette année, qu’on ne pourra réaliserle vœu du public pour la réduction d’une grande partie desimpôts, sans créer un impôt sur les revenus ; il est donc évidentque le seul moyen d’empêcher l’établissement de cet impôt, c’estde s’opposer à tout accroissement, et d’appuyer toutes les ré-ductions de nos dépenses militaires (i).

Mais, s’il arrivait que le parlement refusât d’établir cetimpôt, et que le public insistât pour obtenir la réduction dequelques millions sterlings de contributions,-il pourrait se fairealors, qu’on n’eût plus le moyen depayer lés dividendes de ladette; c’est pourquoi tous les possesseurs de fonds publics, ontle plus grand intérêt à s’opposer à l’accroissement, et à favoriserla réduction des dépenses militaires.

Le montant énorme de la dépense non effective de l’armée,de la marine et de l’artillerie, indique la profusion et le méprispour l’intérêt public qui ont présidé à tout ce qui concerne-lés pensions, les demi-soldes et les retraites : les auteurs de cesystème auraient dû savoir que la libéralité est un crime, lors-qu’on l’exerce au dépens du public, et que toutes les louangesqu’on lui donne, ne sont que mensonge et hypocrisie.

Afin de protéger à l’avenir les contribuables contre ce systèmequi consiste à prélever sur la bourse publique, de quoi assurerle sort de tant de milliers d’individus, qui tandis qu’ils sont enactivité de service, reçoivent une ample rémunération de leurtems et de leur travail, il serait bon de considérer si les hommesqui, n’étant pas aujourd’hui au service de l’État, seront nommésà l’avenir, à des emplois civils on militaires, auront droit àrecevoir des pensions, des demi-soldes et des retraites, excepté

(i) En 1851, l'année régulière a été augmentée de 7,684 hommes.

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