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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Sir T. B. Martin, dans sa déposition devant le Comité desfinances , parlant des succès prodigieux de la marine britan-que, et des pertes infligées à la puissance navale des autresnations, dit : « L’Angleterre, à cette époque , sembla avoirchassé de la face de l’Océan , les flottes de ses ennemis, encapturant ou détruisant i 56 vaisseaux de ligne, 38 a frégatesde haut bord , 66a corvettes, avec d’autres navires, faisant entout s, 5 o 6 bâtimens de guerre (î). » Cela n’a point empêché leparlement d’accorder depuis i 8 i 5 , 1. 71,500,000 pour le ser-vice naval effectif, comme si ces a, 5 o 6 bâtimens de guerreétrangers 11’avaient jamais été capturés o.u détruits, et étaientencore prêts à être employés contre nous.

Mais ce n’est pas tout ; car après avoir dépensé tant de mil-lions, il sembleraitpar lessommes votées cette année ( 1 83 1 ), pourouvriers, bois de construction, etc., que l’époque de réduireles dépenses maritimes n’est pas encore arrivée. Sir T. B. Mar-tin dit : # On peut dire de notre force maritime active, aujour-d’hui comparée à ce qu’elle était à d’autres périodes de paix,que nos flottes en commission se rapprochent'beaucoup plus dupied de guerre que du pied de paix (2). »

Si des hommes qui, en vertu des postes qu’ils occupent, ontle pouvoir de régler tout ce qui se rapporte au maintien d’uneforce maritime convenable , voulaient se dépouiller de leurspréjugés, et raisonner les devoirs qu’ils ont à remplir, ils ver-raient qu’il n’y a aucune nécessité fondée, de faire peser surla nation, dans sa position relative actuelle avec les autres puis-sances maritimes, une charge annuelledel. 4,576,000, pour lesdépenses effectives de la marine. C’est un devoir de résisterpar tous les moyens possibles , à une dépense qui n’est appuyéeque sur des craintes et des calculs erronés. Un ministre des fi-nances, ferme et courageux, assignerait une somme beau-coup moins considérable et dirait au département de lamarine qu’il ait à s’en contenter.

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