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CHAPITRE XV.
COLONIES.
Il n’y a pas de dépenses qui soient autant susceptibles de ré-ductions que celles qui ont pour objets les colonies, et si cetteréduction était entreprise d’après des principes convenables,elle ne rencontrerait pas de difficultés graves.
Aucun document parlementaire n’indique d’une manièreprécise le montant total de la somme prélevée sur les impôtsanglais, pour être appliqués aux dépenses des colonies. Onestime généralement à trois millions sterlings, les sommespayées pour l’armée, la marine, et diverses dépenses civilescoloniales (1). On peut y ajouter encore hardiment deuxmillions que le public paye pour le sucre et les bois de construc-tion , en sus de ce qu’il devrait payer, en conséquence de l’aug-mentation de prix résultant de la protection donnée aux colonspar le moyen de droits plus élevés mis sur ces articles, lorsqu’ilssont d’importation étrangère.
Une lettre de la Trésorerie au secrétaire-d’état des colonies,en date du 24 mars 1827, fait connaître pleinement l’absenced’ordre, d’économie et de contrôle, dans cette branche impor-tante de l’administration. Il résulte de cette lettre que lesdépenses réunies de cinq de nos colonies, ont excédé sur unemoyenne de dix années et plus, les recettes coloniales qui leur
(1) Le 54 e numéro du journal de la Société pour l'abolition del’esclavage, contient un état des dépenses faites pour les colonies des-Indes-Occidentales, seulemeut, et qui se montent à 1 . 1,996,186,Page 179.