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étaient applicables, de manière à constituer un déficit de1. 2 , 524 , 000 ; que sur cette somme 1. 2,425,000 ont été payéesen partie par des bons sur le Trésor, par des avances auxagenscoloniaux, et parle remboursement de dettes à la Compagniedes Indes Orientales; que la plus grande partie de ces dépensess’est faite sans communication préalable à la Trésorerie ; quehon-seulement on a laissé ignorer à la Trésorerie les mesuresqui, à diverses époques, ont occasioné dans ces colonies , desdépenses extraordinaires; mais mêmel’état des recettes ordi-naires et des charges permanentes auxquelles elles doivent pour-voir. La lettre fait sentir ensuite les graves inconvéniens qu’en-traîne une administration si imparfaite d’une des branches lesplus importantes des dépenses publiques , et exprime l’opiniondécidée de la Trésorerie, qu’il est urgent de réformer le systèmequi a présidé jusqu’à ce jour à l’administration financière descolonies.
Cette lettre de la Trésorerie confirmerait pleinement, s’il enétait besoin, l’exactitude de ce que nous avons déjà eu l’oc-casion de dire sur la négligence, la profusion et l’ignoranceadministrative avec lesquelles on a gaspillé l’argent de la nation.Il résulte évidemment de cette lettre, qu’on a élevé les dépen-ses publiques à leur total actuel, non pas en les appliquantà des objets qu’exigeait la nécessité du service public, maispar suite d’une monstrueuse prodigalité provenant de ce qu’ona laissé à chaque administration ses coudées franches pourdépenser tout l’argent qu’elle a voulu.
Quand on voit une administration donner à l’autre une sem-blable leçon et mettre le public dans la confidence de ce quise passe entre elles, la possibilité de graves réductions n’estplus seulement une probabilité ; elle devient une certitude.
On a droit de conclure de l’énorme profusion qui a présidépar le passé, à nos dépenses pour les colonies, que l’intro-duction d’un sage système d’administration, amènerait, sousce rapport, une réduction importante des charges publiques.Quant aux arrangemens financiers, il faudrait cesser d’appli-
(1) Cartons du Comité des finances.