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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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principe qu’avaient en vue ses auteurs, que la loi coloniale dei8a5 ; cette loi présente la preuve la plus concluante de l’er-reur dans laquelle sont tombés ceux qui louent ou blâment (son auteur-, feu M. Huskisson , d’avoir établi la liberté ducommerce. Cette loi qui, par ses dispositions spéciales, gardeles débris des lois de navigations, qui impose les droits que nousvenons d’énumérer, ainsi que ceux sur les objets de fa-brique étrangère, qui protège d’abord les propriétaires de navire ;deuxièmement, les propriétaires de biens-fonds au Canada ;troisièmement, les pêcheries de harengs ; quatrièmement, lecommerce des provisions d’Irlande ; cette loi peut être regar-dée comme l’une des plus impolitiques et les plus répréhensi-bles de toutes celles qui ont eu pour but d’encourager le com-merce par l’intervention de la loi et par les mesures restrictives.

Il est d’une nécessité absolue que de telles dispositions soientrapportées. C’est le seul moyen direct de soulager les plan-teurs. C’est le moyen de commencer, dans le système colonial,une réforme qui finisse par amener une grande réduction dansles charges imposées à la nation par la défense des colonies etles frais de leur gouvernement civil.

Comme les revenus des propriétaires de plantations, dansles colonies, proviennent des profits de capitaux, et non defermages, tout le monde doit reconnaître la nécessité de fairece que nous avons proposé à l’effet de venir au secours desplanteurs. Car il est indispensable d’abaisser autant que pos-sible les frais de production, et, par conséquent, demaintenir aussi bas que possible, les prix des articles né-cessaires à la nourriture et au vêtement des esclaves, et detous les articles qui forment la matière première de la culturedes terres et de la fabrication du sucre, du rhum, etc. Tou-tes les restrictions , tous les droits sur la nourriture, le vête-ment , les bois de charpente, sont un véritable impôt, missur le travail, que ne saurait justifier la protection réclaméepour leurs intérêts privés par les propriétaires Irlandais, Ecos-sais ou Canadiens, ou par les propriétaires de navires bri-tanniques.

Si l’on veut que les planteurs de nos colonies puissent so«-